
- 16 entrées et 12 sorties dans une console compacte, avec 10 préamplis micro et 3 entrées ligne stéréo.
- Une prise en main pensée pour rester immédiate : écran couleur 7 pouces, 10 encodeurs à pression et commandes physiques associées aux fonctions affichées.
- 7 faders capacitifs de 100 mm avec indicateurs LED pour retrouver instantanément la position des niveaux lorsque l’on change de banque.
- EQ, compression, effets et traitement des sorties intégrés, avec en plus une interface audio USB 2 x 2 et le contrôle à distance depuis iOS ou Android.
Les consoles numériques ont un avantage évident : elles permettent de concentrer énormément de fonctions dans un espace réduit. Le revers de la médaille, c’est qu’un réglage aussi simple qu’un départ auxiliaire, une compression ou une égalisation peut parfois demander de naviguer entre plusieurs écrans.
Avec la Alto Professional TMD16, l’approche est différente. La marque a cherché à conserver la polyvalence du numérique tout en rapprochant son utilisation de celle d’une console traditionnelle : les commandes importantes restent sous les doigts et l’écran sert avant tout à montrer ce que l’on est en train de régler.
Résultat : une console 16 entrées / 12 sorties qui vise aussi bien le groupe qui gère lui-même sa sonorisation que le technicien travaillant en répétition, dans un petit lieu de spectacle ou avec une régie mobile.
Une console numérique sans chasse aux menus
C’est probablement le point qui définit le mieux la TMD16. Au centre de la console, un écran couleur de 7 pouces affiche les paramètres du mix. Autour de lui prennent place 10 encodeurs rotatifs à pression dont les fonctions correspondent directement à ce qui apparaît à l’écran.
Plutôt que de demander de parcourir une succession de menus et de sous-menus, Alto associe donc les paramètres numériques à des commandes physiques. Lorsque tu sélectionnes une voie, tu peux rapidement intervenir sur son égalisation, sa dynamique, son panoramique ou son routage tout en gardant une vue claire sur ce que tu modifies.
Les boutons Select, Solo et Mute sont également présents directement sur la surface de contrôle et bénéficient d’un rétroéclairage. Sur une scène sombre ou pendant une balance où il faut agir vite, ce sont des détails qui comptent.

Des faders tactiles qui vont droit au but
La TMD16 abandonne les faders motorisés traditionnels au profit de 7 faders capacitifs de 100 mm. Chaque fader est accompagné d’une échelle LED qui matérialise sa position actuelle.
Lorsque tu passes d’une banque de voies à une autre, l’indication lumineuse te permet donc de retrouver immédiatement le niveau mémorisé par la console. Il suffit ensuite de toucher puis de faire glisser le doigt sur le fader pour modifier la valeur.
Leur fonctionnement limite aussi les changements accidentels : le simple fait d’effleurer une autre partie du fader ne fait pas instantanément sauter le niveau à cette nouvelle position. Une sécurité bienvenue lorsque la console est manipulée rapidement pendant une prestation.
Les faders de la TMD16 ne sont pas motorisés. C’est l’indicateur LED associé à chaque surface tactile qui restitue la position enregistrée lorsqu’on change de voie ou de banque. Cette conception permet de garder une surface compacte tout en contrôlant davantage de canaux que le nombre de faders présents physiquement.
16 entrées pour construire un vrai plateau
Sur le papier, la TMD16 annonce 16 canaux d’entrée. Dans la pratique, elle met notamment à disposition 10 préamplis micro, dont 8 entrées combo XLR/jack, auxquels viennent s’ajouter des entrées stéréo pour les sources ligne.
Pour un groupe, cela laisse déjà de quoi connecter plusieurs voix, une batterie partiellement repiquée, des instruments, un clavier stéréo et quelques sources supplémentaires. Pour une salle ou un prestataire, ce format couvre également de nombreuses configurations de petite et moyenne taille sans passer sur une console beaucoup plus encombrante.
Le routage suit la même philosophie. La sortie principale est disponible sur XLR et la console propose également 4 sous-groupes, 3 sorties auxiliaires ainsi qu’une sortie FX. Deux sorties de monitoring et une sortie casque complètent la régie.
Console de mixage numérique compacte 16 entrées / 12 sorties, avec faders capacitifs, écran couleur 7 pouces, effets intégrés, Bluetooth et interface audio USB.
EQ, compression et effets : l’essentiel est déjà dedans
L’intérêt d’une console numérique ne se limite évidemment pas à gagner quelques centimètres sur la régie. Elle permet aussi de remplacer une partie des traitements que l’on aurait autrefois dû ajouter sous forme de périphériques externes.
Sur la TMD16, chaque entrée bénéficie d’un égaliseur paramétrique 3 bandes, d’un compresseur et d’un filtre passe-haut. De quoi nettoyer une voix, contenir une basse trop dynamique ou faire rapidement de la place entre plusieurs instruments pendant les balances.
Les sorties disposent quant à elles d’un égaliseur graphique 7 bandes et d’un compresseur/limiteur. C’est particulièrement utile pour adapter la diffusion à la salle et sécuriser le niveau envoyé au système de sonorisation.
Enfin, le moteur d’effets interne propose 16 programmes de réverbération, delay et chorus. Un bouton Tap permet notamment de définir rapidement le tempo d’un délai directement depuis la console.
Lors d’une balance, commence par construire ton mix sans effets : gain, filtre passe-haut, EQ et compression. Ajoute ensuite la réverbération ou le delay. Tu identifieras beaucoup plus facilement ce qui vient réellement de la source et ce qui est ajouté par le traitement.
Contrôler le mix sans rester derrière la console
Une régie n’est pas toujours placée là où l’on aimerait écouter le mix. La TMD16 peut donc communiquer avec l’application Alto Pro Mix Control, disponible sur iOS et Android.
Depuis un smartphone ou une tablette, tu peux accéder aux niveaux, aux Mute, aux vumètres ou encore aux presets de la console. Cela permet, par exemple, de quitter la régie pendant les balances et d’aller écouter directement ce qui se passe au milieu de la salle.
La connexion Bluetooth peut également recevoir une source audio. Pratique pour lancer rapidement une musique d’ambiance ou une référence depuis un smartphone sans mobiliser une entrée filaire supplémentaire.

Une interface USB pour enregistrer ou streamer
Un ordinateur peut également être intégré directement au setup grâce à l’interface audio USB de la TMD16. Elle travaille en 24 bits / 48 kHz et transmet 2 canaux en entrée et 2 canaux en sortie.
C’est suffisant pour enregistrer le mix stéréo d’un concert, récupérer une source depuis un ordinateur ou envoyer le son de la console vers une application de streaming.
Il faut en revanche avoir la bonne attente : l’USB de la TMD16 n’est pas une interface multipiste 16 canaux. Si ton objectif est d’enregistrer individuellement chaque micro pour remixer le concert ensuite dans un DAW, il faudra prévoir une autre solution.
Une console faite pour sortir de la régie
La TMD16 reste compacte avec environ 38,1 x 42,9 x 10,9 cm et un poids annoncé par Alto de 4,67 kg. Son châssis métallique est pensé pour supporter une utilisation régulière en répétition, en prestation ou dans une régie mobile.
Le principe des faders tactiles participe également à cette approche : moins de mécanique en mouvement et une surface de contrôle qui reste immédiatement lisible grâce aux indicateurs LED.
Ajoute à cela la possibilité de sauvegarder 9 presets utilisateur et la console devient particulièrement intéressante lorsqu’on retrouve régulièrement les mêmes configurations. Un groupe peut préparer sa scène en répétition puis rappeler ses paramètres lors du concert suivant sans repartir de zéro.
Fiche technique - Alto TMD16
| Type | Console de mixage numérique |
|---|---|
| Entrées / sorties | 16 entrées / 12 sorties |
| Préamplis micro | 10 |
| Entrées ligne stéréo | 3 |
| Faders | 7 faders tactiles capacitifs de 100 mm avec indicateurs LED |
| Écran | Couleur 7 pouces |
| Commandes | 10 encodeurs rotatifs 360° à pression |
| Traitement des entrées | EQ paramétrique 3 bandes, compresseur, filtre passe-haut |
| Traitement des sorties | EQ graphique 7 bandes et compresseur/limiteur |
| Effets | 16 programmes : réverbération, delay et chorus |
| Interface audio | USB 2 entrées / 2 sorties, 24 bits / 48 kHz |
| Sans-fil | Bluetooth |
| Application | Alto Pro Mix Control – iOS / Android |
| Presets utilisateur | 9 |
| Dimensions | 381 x 429 x 109 mm environ |
| Poids | 4,67 kg |
FAQ - Alto Professional TMD16
Combien de microphones peut-on brancher sur la TMD16 ?
La console dispose de 10 préamplis micro. Huit passent par des connecteurs combo XLR/jack et deux par des entrées XLR. Les autres entrées sont notamment prévues pour accueillir des sources stéréo de niveau ligne.
Les faders de la TMD16 sont-ils motorisés ?
Non. Il s’agit de faders tactiles capacitifs. Une échelle LED indique la position correspondant au niveau enregistré lorsque tu changes de canal ou de banque.
Peut-on enregistrer les 16 pistes séparément en USB ?
Non. L’interface USB intégrée fonctionne en 2 entrées / 2 sorties. Elle est donc adaptée à la captation d’un mix stéréo, au streaming et à la lecture depuis un ordinateur, mais pas à l’enregistrement multipiste des 16 voies.
Peut-on contrôler la console depuis un smartphone ?
Oui. L’application Alto Pro Mix Control est disponible pour iOS et Android et permet notamment de contrôler les niveaux, les Mute, les vumètres et les presets à distance.
La TMD16 possède-t-elle des effets intégrés ?
Oui. Son moteur d’effets comprend 16 programmes de réverbération, delay et chorus. Chaque entrée bénéficie également de son propre EQ et de sa compression.
Peut-on mémoriser une configuration de mixage ?
Oui. La TMD16 permet d’enregistrer 9 presets utilisateur. Chaque preset mémorise les paramètres de la console afin de rappeler rapidement une configuration déjà préparée.
À qui s’adresse l’Alto TMD16 ?
La TMD16 ne cherche pas à devenir une énorme régie numérique miniature. Son intérêt est plutôt de réunir les fonctions réellement utiles à de nombreuses prestations dans une console que l’on peut comprendre rapidement.
Pour un groupe qui gère lui-même son mix, une salle de répétition, un café-concert, une petite salle de spectacle ou un prestataire mobile, ses 16 entrées, ses sous-groupes, ses auxiliaires et ses traitements embarqués couvrent déjà un large éventail de situations.
Et c’est surtout son interface qui fait la différence : un écran pour voir, des commandes physiques pour agir. Une philosophie assez simple, mais particulièrement pertinente lorsque la balance est lancée et que personne n’a envie de chercher un réglage dans le quatrième sous-menu d’une console.

