
Devenu un emblème du jazz, le saxophone est un instrument à vent inventé par le fabricant belge Adolphe Sax, vers 1840. Sa taille varie en fonction du registre sonore auquel il est destiné, plus ou moins grave ou aigu. Bien qu’il soit le plus souvent en cuivre ou en laiton, cet instrument appartient à la famille des bois en raison de son anche : cette lamelle placée sur le bec est le plus souvent en roseau, donc en bois. Proposées dans des finitions argentées, plaquées or, brossées ou passivées, les différentes variétés de saxophones sont au nombre de sept — sopranino, soprano, alto, ténor, baryton, basse et contrebasse. Par ordre de taille, le soprano, l’alto, le ténor et le baryton sont les plus utilisés.
Cet instrument phare du jazz est aussi très présent dans le rock, la variété, le rhythm and blues et le classique. En fonction du style que l’on souhaite jouer, de la sonorité recherchée et de son niveau, plus ou moins avancé, certains modèles sont plus adaptés que d’autres. Par ailleurs, la taille et le poids avec lesquels on se sentira le plus à l’aise pour jouer sont également des critères déterminants. Pour t’aider à choisir, voici de nombreux conseils pour trouver l’instrument qui te conviendra le mieux — de l’anatomie de l’instrument aux becs, anches, ligatures, cordons et stands, jusqu’à l’entretien qui le fera durer.
Anatomie d’un saxophone
Le saxophone se compose de cinq parties principales distinctes. En partant du haut vers le bas : un bec, un bocal, puis un corps où sont placées les différentes clés. Ensuite, on trouve une partie basse cintrée nommée la culasse, qui permet de relier le corps au pavillon, pièce évasée essentielle pour la diffusion du son.
Chacune de ces parties joue un rôle sur ce que l’on entend. Le bec et l’anche constituent le générateur du son : c’est là que naît la vibration. Le bocal, souvent négligé, conditionne l’émission et la justesse d’ensemble — c’est aussi la pièce la plus fragile, celle que l’on tord d’un geste maladroit en sortant l’instrument de son étui. Le corps porte l’essentiel de la mécanique, et le pavillon achève de projeter le son. Enfin, notons parmi les accessoires indispensables pour bien tenir le saxophone : le cordon ou le harnais, dont dépend directement le confort de jeu sur la durée.
20 saxophonistes à écouter
Avant de choisir un instrument, il faut savoir quel son l’on cherche. Rien ne remplace l’écoute : voici vingt saxophonistes qui couvrent à eux seuls presque tout ce que le saxophone sait faire, du swing des années 30 aux fanfares électro d’aujourd’hui.
- Archie Shepp
- Charlie Parker
- Christophe Panzani
- Coleman Hawkins
- Dexter Gordon
- Fela Kuti
- Grover Washington Jr.
- John Coltrane
- John Lurie
- Lester Young
- Maceo Parker
- Manu Dibango
- Meute
- Michael Brecker
- Ornette Coleman
- Sidney Bechet
- Sonny Rollins
- Stan Getz
- Steve Coleman
- Wayne Shorter
La famille des saxophones
Sur les sept membres de la famille, quatre concentrent l’essentiel de la pratique. L’alto et le ténor se partagent le plus gros du répertoire, le soprano occupe un territoire plus typé, et le baryton assure les fondations dans les sections de cuivres. Le choix entre ces tessitures n’est pas qu’une question de goût : il engage aussi le poids que tu porteras, la place que l’instrument prendra et le budget que tu y consacreras.
Les altos
Réputé pour être le plus facile d’accès, le saxophone alto est le modèle qui attire le plus souvent les débutants. Pour preuve, il est habituellement privilégié par les conservatoires. Sa taille modérée le rend supportable pendant plusieurs heures debout, sa tessiture en Mi bémol se lit confortablement, et le répertoire pédagogique lui est massivement consacré.
Le Woodbrass WSA300 arrive prêt à jouer : chaque instrument est inspecté et réglé par un luthier pour une prise en main immédiate, sans passage préalable en atelier.
C'est un excellent rapport qualité/prix pour débuter sereinement et progresser sans se limiter. Sa finition vernie, ses tampons en cuir et ses résonateurs métal lui donnent un timbre plus riche que ce que son tarif laisse supposer.
Le confort de jeu et la sonorité sont nettement plus aboutis que sur le WSA100, avec une ergonomie plus soignée. Polyvalent, il est à l'aise en répertoire classique comme en jazz, en cours, en ensemble ou en harmonie. Il est livré avec bec, couvre-bec et étui de type sac à dos.
De son côté, le vaste catalogue de la marque SML propose le Paris A620-II, également en Mi bémol. Cet alto très performant en laiton verni est livré avec un kit complet BG comprenant une ligature Flex, un écouvillon, des protège-becs, un sèche-tampons et un cordon. C’est une proposition intéressante pour qui veut un instrument français d’étude sans repasser ensuite à la caisse pour les accessoires.
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Le Yamaha YAS-280 est un saxophone d'étude fiable et rassurant : émission facile, justesse stable et homogénéité appréciable pour apprendre dans de bonnes conditions.
Son ergonomie est pensée pour progresser vite, avec un clétage intuitif, un support-pouce réglable et une réponse rapide dès les premières notes. Deux optimisations clés font la différence avec les générations précédentes : une nouvelle bague de serrage du bocal et une connexion Si-Do dièse grave améliorée, pour un bas registre plus sûr.
Le pack est complet pour démarrer : bec Yamaha 4C, ligature, couvre-bec, étui à bretelles sac à dos, sangle et kit d'entretien. Une référence de la famille des saxophones d'apprentissage.
D’une qualité supérieure, pour les musiciens plus expérimentés qui recherchent un instrument de niveau professionnel, le Jupiter JAS1100Q en laiton verni mérite vraiment l’attention. De très bonne facture, avec des atouts mécaniques indéniables comme le réglage du sol aigu ou les résonateurs imperméables sur les tampons, il conviendra autant aux amateurs avertis qu’aux professionnels. Cet alto est livré avec un cordon, un bec complet et un étui.
Pour clore cette sélection, la gamme Selmer Supreme permet d’accéder à des altos à forte personnalité, avec l’élégance du Série III, la puissance du Référence et la beauté du Balanced Action. Deux finitions sont particulièrement remarquables : le Supreme Passivé et le Supreme DGG, un verni Dark Gold exclusif. Ils sont livrés avec un bec Selmer Concept et un étui Supreme.
Les ténors
Les musiciens qui préfèrent les sonorités plus amples, chaudes et graves du ténor, mais dont le budget reste limité, peuvent se tourner sans crainte vers l’entrée de gamme. Le ténor demande un peu plus de souffle et de soutien que l’alto, et son poids se fait sentir après une heure debout — d’où l’intérêt d’un harnais dont nous reparlerons plus loin. En échange, il offre cette rondeur immédiatement identifiable qui a fait la signature de Coleman Hawkins comme de Stan Getz.
Le Woodbrass WST300 est livré prêt à jouer : inspecté et réglé en contrôle qualité pour démarrer dans de bonnes conditions dès la première prise en main.
Sa conception en laiton verni lui donne une sonorité chaleureuse, avec une richesse harmonique appréciable sur tout le registre du ténor. L'émission est facilitée et l'accord stable : une réponse rassurante pour progresser, travailler la justesse et gagner en endurance.
Face au WST100, l'ergonomie est plus soignée et la sonorité supérieure, pensée pour accompagner une progression plus ambitieuse. Son mécanisme d'octave se montre fiable, et il reste très à l'aise dans les registres graves comme aigus. Étui et bec de qualité correcte inclus.
Pour monter d’un cran, la gamme Yamaha YTS offre de nombreuses possibilités intéressantes, comme le Yamaha YTS-280 en Si bémol. Ce ténor reste léger malgré sa taille et offre de nombreuses améliorations comparativement aux précédents modèles YTS-275, qui étaient déjà bons. La nouvelle bague de serrage du bocal et le perfectionnement du levier de correspondance des clés Si-Do dièse grave, assurant un bouchage optimal, sont des atouts qui augmentent nettement le confort de jeu. Il est livré avec un étui de type sac à dos, un bec 4C, un couvre-bec et une anche.
Dans le registre professionnel, le Jupiter JTS1100Q constitue une porte d’entrée cohérente vers les instruments de scène, avec le même soin mécanique que son homologue alto.
Le Selmer Axos est une passerelle idéale vers l'univers du ténor Henri SELMER Paris. Il est fabriqué en France, conçu et réalisé à Mantes-la-Ville avec l'exigence et le savoir-faire de la maison.
Cette entrée de gamme de niveau professionnel est pensée pour la justesse, la projection et une vraie souplesse de jeu au quotidien. Son tamponnage très soigné et l'emboîture simplifiée et allégée du bocal facilitent grandement le confort pendant le jeu : les mains se positionnent d'elles-mêmes grâce à un clétage souple.
Il arrive prêt à jouer, réglé par un luthier pour une réponse régulière. Pack complet : bec Selmer S80 C*, ligature, couvre-bec, cordon, écouvillon et étui Axos.
Cette sélection s’achève par un autre instrument haut de gamme : le ténor Selmer Signature. Ce magnifique ténor en Si bémol offre une grande polyvalence de jeu. Fortement inspirée du Série III, son ergonomie est adaptée à tous les musiciens, quels que soient leur niveau ou leur esthétique musicale. Doté du nouveau système d’emboîture du bocal à serrage trois points développé pour le modèle Supreme, il assure une homogénéité sonore remarquable. Il est livré avec un étui Signature, un bec Concept complet et les accessoires d’entretien.
Les sopranos
Si tu es attiré par le registre aigu du soprano, popularisé par Sidney Bechet, puis plus tard par John Coltrane et Wayne Shorter, c’est que tu apprécies les sonorités pénétrantes et parfois fragiles de ce saxophone droit. Un avertissement s’impose toutefois : le soprano est réputé exigeant en justesse. Sa petite perce pardonne beaucoup moins les approximations d’embouchure que l’alto, et beaucoup de saxophonistes l’abordent en second instrument plutôt qu’en premier.
Le Woodbrass WSS300 est un saxophone soprano droit en Si bémol : un format clair et direct, idéal pour découvrir le soprano et son timbre lumineux.
Il arrive prêt à jouer, inspecté et réglé pour une réponse plus immédiate dès les premières notes. Le confort et la stabilité sont au rendez-vous : sensation de légèreté, émission facilitée, mécaniques légères et souples, et un support de pouce très bien pensé.
Son étanchéité soignée — tampons en cuir avec résonateurs métal — limite les fuites d'air et favorise une sonorité plus pleine, avec des notes stables et justes. Il est livré avec un étui de type sac à dos, un bocal droit et un bocal courbe, ainsi qu'un bec complet.
Le Jupiter JSS1000Q profite de nombreuses innovations mises au point par la marque, notamment des clés de cadence réglables et des clés d'aigus main gauche ajustables, qui permettent d'adapter la mécanique à sa propre main.
Son ouverture sonore et son intonation soignée en font un soprano droit en Si bémol apprécié en école de musique, en big band et comme second instrument pour les concertistes. Le soin apporté à sa fabrication en laiton verni, son pavillon renforcé et ses tampons Pisoni servent une intonation sans faille.
Il arrive prêt à jouer, réglé par un luthier, et l'équipement est complet : bec, ligature, couvre-bec et étui Jupiter Light inclus.
D’un budget plus conséquent, le Yamaha YSS475 en Si bémol verni s’adresse aux sopranistes qui cherchent une projection affirmée et des harmoniques aigus de grande qualité. Sa conception assure un registre et une émission très stables — précisément le point qui fait la différence sur un instrument aussi exigeant en justesse.
Les accessoires indispensables
Les becs
Aujourd’hui, l’offre disponible en matière de becs de saxophone est si variée qu’il est normal de se sentir un peu perdu face à l’abondance des modèles proposés. Les fabricants ne se privent pas de sortir régulièrement de nouvelles références, dans des matières différentes, pour satisfaire toutes les attentes propres à chaque répertoire musical. Mais comment savoir si c’est un bec en ébonite, en métal, en bois, voire en cristal, en verre ou en plastique, qui sera le meilleur pour toi ?
Deux paramètres structurent le choix. L’ouverture d’abord, c’est-à-dire l’écart entre la pointe de l’anche et celle du bec : plus elle est grande, plus le bec demande de souffle et de contrôle, mais plus il autorise de puissance et de nuances extrêmes. La chambre ensuite, ce volume interne qui oriente la couleur du son : une chambre large donne un son plus rond et diffus, une chambre étroite un son plus concentré et brillant. Le reste — matière, marque, finition — vient après ces deux critères. Voici quelques suggestions rationnelles, basées sur une sélection rigoureuse.
Le Henri SELMER Paris S80 C* est un standard du saxophone classique, référence recherchée pour sa stabilité, sa justesse et sa constance de jeu. Sa popularité ne s'est jamais démentie depuis sa sortie.
Il délivre un son rond et ample, une couleur chaleureuse, homogène et lyrique, idéale pour un timbre centré et maîtrisé. Son grain sonore chaud s'explique en partie par son ouverture C* de 1,55 mm, un équilibre très apprécié entre facilité d'émission, contrôle et confort, sans jamais avoir à forcer.
La régularité de fabrication Selmer fait le reste : on retrouve des sensations cohérentes d'un exemplaire à l'autre, ce qui n'est pas si courant sur ce type de pièce.
Le bec Vandoren AL3 Optimum (SM711) est une excellente option pour les musiciens classiques. La conception spécifique de sa mentonnière et de sa chambre lui donne une sonorité très ronde, ce qui en fait une véritable référence dans son domaine. Comme il procure une grande facilité d’émission, il convient autant aux débutants qu’aux professionnels.
La particularité du modèle Selmer Claude Delangle est d’être conçu en deux matières. Inspiré par le fameux professeur du même nom, il en reprend la personnalité. Muni d’une bague métallique plaquée or, il procure un son dense en facilitant une très bonne projection sonore, avec une ouverture de table de 1,65 mm.
Pour les altistes qui apprécient l’ébonite, le Vandoren V16 A5 S+, doté d’une ouverture de 1,88 mm, constitue un très bon choix, déjà plébiscité par de multiples jazzmen. Cette série très populaire se décline dans différentes ouvertures et plusieurs types de chambre, de façon à offrir une grande variété de projections ou d’émissions, plus ou moins faciles.
Chez Jody Jazz, il faut savoir que la série HR* Custom Dark Alto 6, en ébonite, constitue le haut de gamme de la ligne Premium de la marque. Ce bec a été conçu pour permettre un jeu riche en harmoniques, mais sans aigus désagréables : il procure des sons à la fois doux et chaleureux. Toujours chez Jody Jazz, mais en métal cette fois, le DV7 plaqué or 24 carats propose une signature très différente : plus d’harmoniques, une projection optimale et tranchante, aucun sifflement parasite et des médiums d’une épaisseur surprenante. Un bec pour les adeptes de la puissance.
De conception plus récente, le bec américain en ébonite D’Addario Rico Select Jazz MJS-D6M est un mélange habile de design vintage et de sonorités très contemporaines. Il possède une chambre de taille moyenne et une table longue, et se décline en trois ouvertures (5, 6 et 7). Son homogénéité permet de rester juste sur toute la tessiture de l’instrument, quel que soit le style de jazz abordé.
Dans un autre genre, pour les aspirants jazzmen qui viennent du classique, le Meyer Ebonite 6M Medium est parfait pour sauter le pas. Avec sa chambre de taille M, il possède un son chaud particulier, brillant et généreux, et existe en ouvertures 5M, 6M, 7M, 8M et 9M. Les ténoristes retrouveront la même philosophie sur le Meyer Ténor Ebonite 6M.
À nouveau chez Selmer, on trouve le très performant S90-180. Il est intéressant de le comparer au S80 de la même marque : il se montre particulièrement efficace grâce à une émission très directe qui offre une bonne souplesse de jeu. Dans l’Hexagone, la réputation de la marque française Brancher s’est faite sur une fabrication méticuleuse, semi-artisanale et unanimement reconnue. Le bec en métal B21AS, plaqué gris-argent, est fidèle à cette aura. Grâce à sa chambre Bright, ce bec garanti sans nickel, d’une ouverture de 2,10 mm, offre une énorme réserve de puissance, parfaite pour le rock, la fusion ou la pop. Il est fourni avec son couvre-bec.
Quand on parle de bec Otto Link, on parle d'un véritable repère dans l'univers du saxophone jazz. Sa réputation s'est construite sur des décennies d'utilisation en situation réelle : répétitions, jam sessions, big bands et studios.
C'est un standard du bec jazz, reconnu pour son équilibre et sa musicalité. Il délivre un son rond et précis, avec une excellente maîtrise de l'attaque et du contrôle — de quoi rester lisible dans un pupitre sans jamais devenir agressif.
Sa grande polyvalence est appréciée depuis plus de 50 ans par les professionnels comme par les amateurs avertis. Il existe en de nombreuses ouvertures (5, 5*, 6, 6*, 7, 7*, 8, 8*, 9 et 9*) et arrive prêt à jouer, livré avec ligature et couvre-bec.
Côté ténor, on retrouve les mêmes repères : l’Otto Link Ténor Metal Super Tone Master 6* pour le jazz, le Selmer S80 C* pour le classique, et le Selmer Soloist C** pour qui cherche un son vintage et compact.
Les anches
Souvent sous-estimée, l’anche est pourtant au centre de l’émission des sons que l’on tire d’un saxophone. Elle influe directement sur le timbre obtenu. De plus, en fonction du style pratiqué, jazz ou classique, elle joue un rôle prépondérant dans la sonorité finale. Enfin, la qualité de la coupe d’une anche, qui rejaillit sur sa dureté, est également importante. Pour toutes ces raisons, mieux vaut ne pas choisir ses anches à la légère.
Une remarque de méthode avant de citer des références : la force d’anche n’est pas un indicateur de niveau. Une anche plus dure ne rend pas meilleur, elle demande simplement plus de soutien et convient à des ouvertures de bec plus fermées. La combinaison bec-anche fonctionne en couple : une ouverture large appelle plutôt une anche souple, une ouverture étroite une anche plus ferme. C’est l’équilibre entre les deux qu’il faut chercher, pas la performance de l’un des deux pris isolément.
La fameuse boîte bleue Vandoren SR2125 est le grand standard de l'anche pour saxophone alto, appréciée avant tout pour sa constance d'une anche à l'autre — le critère qui compte vraiment quand on ouvre une boîte avant un concert.
Elle délivre un timbre rond et sombre, idéal si tu recherches une couleur centrée, dense dans le médium et le grave. L'attaque est nette et la tenue solide : la pointe très fine favorise la vibration, tandis que l'empeigne plus épaisse vers le talon apporte le soutien.
Chaque anche bénéficie d'une protection individuelle sous flow-pack, pensée pour limiter l'impact des variations d'humidité. Ce sont à ce jour les anches les plus jouées au monde, chez les amateurs comme chez les professionnels.
Pour le jazz, les anches Vandoren ZZ 3 sont parfaites, car elles apportent une résonance et une brillance exceptionnelles. Créées en 2002, elles combinent le bout arrondi de la référence V16 avec la flexibilité du modèle Java. Grâce à cet assemblage, elles délivrent à la fois une grande résonance et une belle brillance, sans avoir besoin de forcer.
À nouveau pour le ténor, les anches Légère Signature Series 3, vendues à l’unité, ont la particularité d’être courtes et larges. Performantes aussi bien en jazz qu’en classique, ces anches en polypropylène non toxiques permettent de développer une signature sonore très personnelle, notamment sur scène. Leur atout majeur reste leur immédiateté : pas d’humidification, pas de période de rodage, et une réponse identique du premier au dernier jour.
Pour les altistes, les anches D’Addario Rico Plasticover 3 bénéficient d’une coupe Rico standard, puis d’un revêtement plastique résistant à l’humidité, ce qui les rend moins sensibles aux forts changements de température. Le son produit est brillant, avec une excellente projection très adaptée au rock et à la pop. Grâce à leur traitement, elles durent beaucoup plus longtemps que les anches traditionnelles — elles sont souvent plébiscitées par ceux qui jouent en plein air. Dans la même famille, l’anche synthétique Venn 2,5 et la Organic Reserve 2,5 proposent deux approches opposées, l’une entièrement synthétique, l’autre en roseau issu de coupes sélectionnées.
Les ligatures
L’impact de la ligature sur la sonorité globale est moins important que celui du bec, qui reste essentiel. Cette pièce influe malgré tout sur le timbre, la chaleur et la justesse. Les matériaux les plus utilisés sont le tissu, le cuir, le métal et le bois. En théorie, on considère que le cuir et le tissu produisent un son plutôt rond : cela s’explique par la souplesse de ces matériaux, qui permet à l’anche de vibrer pleinement.
La BG ABG L12SR s'inscrit dans l'approche de la marque : privilégier la maîtrise de l'émission et la constance du son. Sa construction en tissu donne un son compact et centré, avec une émission particulièrement stable.
Sa plaque de pression en laiton plaqué or 24K apporte plus de brillance et facilite nettement le détaché — les notes se détachent sans effort, ce qui change beaucoup de choses dans les traits rapides.
Elle assure une homogénéité sur toute la tessiture, du grave à l'aigu, pour un jeu régulier. Conçue pour bec de saxophone alto en ébonite, elle est pensée aussi bien pour le jeu en ensemble que pour les passages solistes.
Sa variante en cuir, la BG Revelation argent, donne un son plus compact et brillant. L’avantage du cuir est de s’adapter à tous les modèles de becs de saxophone. Toujours chez BG, la ligature Duo a la particularité de servir aussi bien sur un alto que sur une clarinette Si bémol.
Ultra-professionnelles, les ligatures Ultimate de la marque François Louis maintiennent l’anche par quatre points de contact. Elles donnent un son plus brillant et améliorent l’expressivité. Depuis plus de vingt-cinq ans, cette marque est plébiscitée par des saxophonistes aussi célèbres que Joe Lovano, Bob Berg ou Chris Potter. Ces ligatures très résistantes existent en trois tailles, afin de s’adapter à toutes les principales marques de becs.
Grâce à un serrage rapide et précis au moyen d’une vis unique à double pas, la ligature Vandoren Optimum permet un très bon serrage symétrique vertical. Elle est livrée avec trois plaquettes de pression interchangeables qui offrent une expressivité sonore personnalisable. Plus classique et parfaitement fiable, la ligature Selmer vernie reste le choix par défaut sur un bec ébonite d’alto.
Comparée au cuir, l’alternative d’une ligature en métal procure une sonorité plus timbrée et plus brillante, celle-ci variant en fonction de sa surface de contact avec l’anche. On peut ainsi trouver des ligatures dont le contact est complet ou partiel. La règle à connaître : plus la surface de contact est faible, plus l’émission du son est facile à obtenir, car l’anche peut vibrer plus largement.
Selon les modèles, une ligature peut comporter une ou deux vis. Ce dernier système procure une plus grande stabilité à l’anche en la maintenant parfaitement, mais il faut veiller à ne pas trop serrer, au risque d’étouffer le son. Enfin, une ligature peut avoir ses vis positionnées vers le haut, dans sa version standard, ou vers le bas, voire sur le côté : on parle alors de ligatures inversées, qui réduisent le contact avec l’anche.
Les cordons et les harnais
S’équiper d’un cordon réglable pour jouer du saxophone est essentiel, surtout si l’on préfère en jouer debout. Cependant, si le poids d’un soprano ou d’un alto reste très supportable, même pendant plusieurs heures, l’effort que nécessite un ténor et a fortiori un baryton peut imposer l’emploi d’un harnais. Cet accessoire permet de mieux répartir le poids de l’instrument entre les muscles du dos et ceux des épaules, ce qui apporte rapidement un confort appréciable lorsque l’on joue longtemps debout.
Pour les altistes, la marque BG France propose un excellent cordon en cuir, doublé à l’intérieur d’un tissu-éponge. Sa ficelle est munie d’un coulant en plastique ainsi que d’un crochet à pompe. Dans la même marque, on trouve un modèle confort adulte renforcé et plus large, qui répartit mieux la pression sur la nuque.
Dévoilé au NAMM 2013, ce harnais universel Vandoren illustre une approche centrée sur la santé du musicien : il a été conçu avec des musiciens et des kinésithérapeutes pour limiter la fatigue sur les longues sessions.
La répartition du poids est optimisée, avec un appui mieux équilibré entre les épaules et la taille, pour soulager les cervicales et la nuque. Épaulettes, montants dorsaux extensibles et ceinture équilibrante permettent aussi une meilleure respiration pendant le jeu.
Sa cordelette discrète et son réglage stable préservent la liberté de mouvement, assis comme debout. Un seul modèle, pensé pour toutes les morphologies et compatible avec tous les saxophones — du soprano au baryton.
Les nombreux avantages des stands
Posséder un trépied, qu’on appelle aussi un stand, n’est pas seulement un moyen sûr de poser son saxophone sans qu’il prenne trop de place. Cet accessoire fait aussi partie intégrante de l’entretien général de l’instrument. En posant son saxophone sur un stand, celui-ci se trouve fermement maintenu par son pavillon : dans cette position, aucune de ses clés n’est mise à l’épreuve. C’est donc le meilleur moyen d’offrir à son instrument une excellente sécurité — et d’éviter la posture catastrophique du saxophone couché sur une chaise, qui finit tôt ou tard par une clé tordue.
Ce stand pliant K&M Saxxy répond à une logique simple : gagner du temps à l'installation, réduire l'encombrement et sécuriser la pose de l'instrument.
Il est ultra-pratique puisqu'il se replie entièrement pour un encombrement minimal, et vraiment nomade : il est conçu pour être rangé dans le pavillon de ton saxophone, sans sac supplémentaire à transporter.
Le transport est simplifié par une housse en velours fournie, qui protège le stand et évite les rayures dans l'étui. C'est la solution idéale au quotidien pour poser rapidement l'instrument en répétition, à la maison ou sur scène.
Pour un alto, le modèle noir K&M est très stable et, grâce à son excellente robustesse, il convient aussi à un ténor. Pour les adeptes du soprano, le modèle dédié Hercules DS531B sera adapté grâce à son cône en velours. D’un encombrement minimal, il possède des pieds pivotants et il est livré avec une housse ; il convient également pour un bugle.
La marque Hercules propose également un tripode à deux emplacements, livré en étui, qui s’adresse aussi bien aux saxophonistes qui jouent du ténor que de l’alto — et accepte même le soprano. Son système Auto Grip lui assure une sécurité à toute épreuve et un encombrement au sol très réduit. Ce stand évite tout choc indésirable grâce à son caoutchouc breveté, qui garantit un excellent maintien vertical, et sa hauteur s’ajuste d’une seule main. C’est l’option la plus rationnelle pour les doubleurs alto-ténor, qui n’ont ainsi qu’un seul pied à transporter.
Entretenir son saxophone
Un entretien régulier
Tout saxophone, pour qu’il vieillisse bien, doit conserver ses qualités d’origine. Cela implique un entretien régulier qui s’effectue avec des accessoires faciles à se procurer et, dans l’ensemble, peu coûteux. Un saxophoniste prévoyant se doit de les posséder.
Pour essuyer régulièrement son instrument après usage, il est vivement conseillé de disposer d’un écouvillon, généralement en tissu ou en microfibres. Celui-ci est parfois lesté d’un poids au bout d’une ficelle, ce qui permet d’accéder plus aisément à toutes les parties courbes de l’instrument, notamment le bocal. Pour les sopranos ou les clarinettes en Si bémol, le modèle A33, un écouvillon en microfibres de la marque française BG Franck Bichon, est idéal. Pour les altos, la même marque propose l’A30, également en microfibres et lavable en machine. Enfin, la maison lyonnaise propose aussi l’A30T, un écouvillon mêlant microfibres et bambou, adapté aux instruments plus imposants comme le ténor. Pour les possesseurs d’un baryton, l’écouvillon A30SB sera parfaitement dimensionné.
En pratique, il est préférable d’utiliser deux écouvillons : l’un de grande taille pour le corps du saxophone, l’autre plus petit destiné au bec et au bocal. Pour parfaire cet entretien et éviter l’humidité et les moisissures, le Pad Saver de la marque HW Products permet en plus de nettoyer les cheminées. Cet accessoire malin, dont la fibre spéciale ne rétrécit pas et ne s’effiloche pas, absorbe l’humidité résiduelle à l’intérieur de l’instrument, sans jamais déteindre.
Toujours chez BG France, il existe aussi des sèche-tampons, vendus à l’unité, parfaits pour conserver des tampons secs. En complément, lorsqu’on laisse un instrument dans son étui pendant un long moment, une astuce utile consiste à placer du papier à cigarettes sous les tampons pour empêcher qu’ils ne collent. Ce papier peut aussi compenser le liège lorsqu’il devient trop fin pour le bec, à cause de l’usure naturelle. Enfin, comme certaines pièces et les lièges doivent parfois être lubrifiés, une ultime précaution consiste à se procurer un stick de graisse adaptée. Tu seras alors totalement équipé pour garder ton saxophone dans un état impeccable pendant de très longues années.
Révisions à faire chez un luthier
Après un certain temps d’utilisation, il ne faut pas oublier qu’un saxophone n’est plus neuf. Une fois rodé, il faut penser à le faire vérifier régulièrement par un luthier pour éviter qu’il ne s’abîme. Un problème peut en effet survenir de façon indétectable, par exemple après un choc non remarqué ou un séjour dans un environnement inadapté.
Les nombreuses pièces mécaniques qui constituent un saxophone sont forcément soumises à des contraintes qui risquent un jour de les endommager. Seul l’œil expert d’un professionnel peut garantir que l’instrument est vraiment vierge de tout problème et qu’aucune agression extérieure — poussière, humidité ou sécheresse excessive — n’a commencé à lui nuire. Avoir la garantie d’un diagnostic établi par un luthier spécialiste des instruments à vent est une sécurité très appréciable pour tout saxophoniste prévoyant.
Un check-up annuel
L’idéal est d’offrir un check-up à son saxophone une fois par an. Par sécurité, c’est un principe sage, voire une précaution indispensable si l’on veut être certain de conserver un instrument bien réglé, dont l’état fonctionnel ne cache aucun défaut.
En bref, comme tout objet doté d’une mécanique sophistiquée, un saxophone mérite d’être bichonné. Une révision complète une fois par an, effectuée dans les règles de l’art, n’est pas de trop si l’on veut pouvoir compter sur son instrument pendant de nombreuses années. C’est aussi, très concrètement, ce qui préserve sa valeur : un saxophone régulièrement suivi se revend bien mieux qu’un instrument laissé à lui-même, quelle que soit sa marque d’origine.

