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Bienvenue sur le nouveau site Woodbrass

Quel matériel de home studio pour débuter ? Le guide complet

Enregistrer un morceau chez soi, du premier accord au master, n’a jamais été aussi accessible. Mais entre l’interface audio, les enceintes, le casque, le micro et le clavier maître, la liste des achats fait vite peur — et l’ordre dans lequel on les fait compte autant que les marques qu’on choisit. Chez Woodbrass, on équipe des home-studios toute l’année, du premier setup à 400 € à la régie complète. Ce guide d’achat home-studio reprend ce qu’on explique en magasin : à quoi sert chaque maillon, ce qui compte vraiment dans une fiche technique, et par quoi commencer.

Ce qu’il faut retenir
  • Un home-studio tient en cinq maillons : ordinateur, interface audio, écoute (enceintes ou casque), clavier maître et micro.
  • L’interface audio est le cœur du système : elle apporte les préamplis, l’alimentation fantôme et une latence utilisable.
  • Une enceinte de monitoring cherche la neutralité, pas le plaisir d’écoute. Une enceinte hi-fi flatte et fait mixer faux.
  • Casque fermé pour enregistrer, casque ouvert pour mixer. Vérifie l’impédance avant d’acheter.
  • Le placement des enceintes et le traitement de la pièce changent plus le rendu que 300 € de plus sur le matériel.

Qu’est-ce qu’un home-studio ?

Le home-studio s’est développé en parallèle de la Musique Assistée par Ordinateur (MAO), autour d’un besoin d’autonomie exprimé d’abord par les compositeurs de musique électronique. L’idée : mener un projet de A à Z dans un cadre personnel, avec un équipement qui n’occupe qu’une place réduite, grâce à une modélisation logicielle toujours plus poussée de ce qui existait autrefois en matériel.

Pour le débutant, l’engouement s’explique par deux facteurs simples : la baisse constante des coûts, et le confort de travailler chez soi. La créativité se prête mal aux contraintes horaires et financières d’un studio loué à l’heure — on n’enregistre pas la même prise de voix à 200 € la demi-journée qu’un mardi soir chez soi, en reprenant le refrain quinze fois.

Concrètement, un home-studio se compose de cinq maillons. Un ordinateur qui fait tourner le logiciel. Une interface audio qui convertit le signal analogique en numérique et inversement. Une écoute fiable, enceintes de monitoring et casque. Un clavier maître pour entrer les notes. Et un ou deux micros pour tout ce qui ne se joue pas au clavier. On va prendre ces maillons un par un.

L’ordinateur

Mac ou PC ?

Le vieux débat qui a agité le monde du home-studio pendant des années est aujourd’hui largement obsolète. Côté processeurs, mémoire et stockage, les architectures actuelles — familles Intel Core, AMD Ryzen, puces Apple Silicon, disques SSD — offrent une puissance et une réactivité qui dépassent de loin les besoins d’un projet musical courant. Seul le système d’exploitation diffère, et c’est devenu une affaire de préférence personnelle et de budget.

La grande majorité des DAW, des plug-ins, des pilotes de périphériques et des standards de connexion existent aujourd’hui sur les deux plateformes. Les exceptions se comptent sur les doigts d’une main : Logic Pro reste exclusif à macOS, Sonar et quelques outils de niche restent côté Windows.

Le bon réflexe

Avant de changer de machine, regarde surtout la quantité de RAM (16 Go est un plancher confortable dès qu’on empile les plug-ins) et la présence d’un SSD rapide pour les bibliothèques de samples. Le processeur est rarement le goulot d’étranglement en 2026 ; le disque et la mémoire, souvent.

L’interface audio, aussi nommée carte son

C’est le maillon central, et celui sur lequel il ne faut pas économiser en premier. L’interface audio remplit quatre fonctions que la carte son intégrée d’un ordinateur ne sait pas assurer : elle préamplifie un signal micro trop faible, elle fournit l’alimentation fantôme nécessaire aux micros statiques, elle convertit l’analogique en numérique avec une qualité sérieuse, et elle ramène la latence à un niveau qui permet de jouer en écoutant son propre retour.

Différents formats de connexion

La création musicale emploie des connecteurs spécifiques dans le but de maximiser le rapport signal / bruit, à commencer par le jack 6,35 mm. Les liaisons professionnelles dites symétriques, en XLR, possèdent un conducteur supplémentaire relié à la masse qui fait office d’antiparasite, ainsi qu’un blindage dont la section contribue à réduire le bruit de fond. On les oppose aux liaisons « consumer » en RCA ou en jack 3,5 mm, celles des cartes son d’ordinateur de base.

Une interface audio externe propose un branchement pour chaque usage : des entrées micro avec préamplis et alimentation fantôme 48 V, des entrées ligne pour les claviers et les périphériques, des entrées haute impédance (Hi-Z) pour brancher une guitare ou une basse directement, et souvent plusieurs formats numériques — ADAT, S-PDIF, AES/EBU — en liaison coaxiale ou optique. Ces entrées numériques sont ce qui permet d’agrandir le studio plus tard sans racheter l’interface.

La carte son peut aussi faire office d’interface MIDI, avec des ports In/Out pour brancher un ancien clavier maître, un synthé ou un expandeur hardware. Côté ordinateur, le raccordement se fait via l’USB, l’Ethernet ou le Thunderbolt ; en pratique, l’USB-C suffit largement pour un home-studio, le Thunderbolt ne se justifiant que sur les interfaces à traitement embarqué ou à très grand nombre de canaux.

  • 2 entrées — voix seule, guitare-voix, podcast. Le cas le plus courant et de loin.
  • 4 entrées — un duo, un clavier stéréo plus un micro, une prise de guitare en deux micros.
  • 8 entrées et plus — batterie acoustique, groupe en live. C’est là que l’entrée ADAT devient précieuse.

Cinq interfaces audio à la loupe

La Scarlett 2i2 est la carte son la plus vendue au monde, et ce n’est pas un hasard : deux préamplis micro, deux entrées instrument, un châssis entièrement métal et une liaison USB-C. Cette quatrième génération hérite du mode Air de la série Clarett, qui modélise le comportement des préamplis ISA et ouvre le haut du spectre à partir de 1 kHz — très efficace sur une voix un peu terne. Le direct monitoring se règle en mono ou en stéréo, la conversion monte à 24 bits / 192 kHz, et le bundle logiciel comprend Ableton Live Lite, la Focusrite Creative Pack et la Red Plugin Suite. Compatible iPad via l’outil Easy Start.

Points forts

• Le standard du home-studio, documenté et supporté partout

• Mode Air pour ouvrir les hautes fréquences

• Châssis métal, USB-C auto-alimenté

• Bundle logiciel très complet pour démarrer

Points faibles

• Deux entrées seulement : à réserver aux prises voix ou guitare

Solid State Logic a bâti sa réputation sur les consoles des plus grands studios, et la SSL 2+ MKII en fait descendre l’ADN dans un boîtier de bureau. Interface 2×4 auto-alimentée en USB-C, elle propose deux entrées combo Neutrik, une E/S MIDI, deux sorties casque indépendantes et deux paires de RCA en plus de la sortie moniteur symétrique. Chaque tranche d’entrée embarque un bouton 4K, référence directe à la console 4000-series, qui apporte de la présence et une légère saturation harmonique dans le haut du signal. Conversion de 44,1 à 192 kHz, bundle avec Vocalstrip 2, Drumstrip, Ableton Live Lite et 1,5 Go de samples.

Points forts

• Bouton 4K : le caractère SSL sur l’entrée

• Deux sorties casque avec volumes séparés

• Sortie 3-4 assignable depuis la DAW

• Préamplis très propres et beaucoup de gain

Points faibles

• Encombrement plus important qu’une interface deux entrées classique

Audient fabrique des consoles analogiques, et l’iD14 MKII embarque exactement les mêmes préamplis classe A que ses grandes sœurs de studio. À cela s’ajoute une entrée instrument JFET très musicale pour la guitare, des convertisseurs affichant jusqu’à 126 dB de dynamique, et surtout une entrée optique ADAT / S-PDIF qui permet d’ajouter huit préamplis externes le jour où deux entrées ne suffisent plus. Le monitoring est généreux : quatre sorties ligne, deux sorties casque (6,35 et 3,5 mm) capables de piloter du 600 ohms. Châssis métal de bureau, connexion USB-C.

Points forts

• Préamplis classe A hérités des consoles Audient

• Entrée ADAT : le studio peut grandir sans rachat

• Ampli casque puissant, jusqu’à 600 ohms

• Molette de monitoring très agréable au quotidien

Points faibles

• Conversion plafonnée à 96 kHz

Les Français d’Arturia proposent avec la MiniFuse 2 l’une des interfaces les plus compactes du marché, en 2 entrées / 2 sorties USB 2.0 et 24 bits / 192 kHz. Deux entrées combo micro / instrument / ligne, une alimentation fantôme 48 V, une sortie casque à volume indépendant et un potentiomètre Mix pour doser le retour direct sans latence face au retour de la DAW. Le vrai argument reste le bundle : Ableton Live Lite, Analog Lab Intro, le préampli 1973 façon Neve, le Delay Tape 201, la Rev Plate-140, le Chorus Jun-6 et Guitar Rig 6 LE. Un home-studio complet dans une boîte de la taille d’un livre de poche.

Points forts

• Format ultra-compact, idéal en configuration nomade

• Bundle d’effets Arturia exceptionnel à ce prix

• Port USB supplémentaire pour un dongle ou un contrôleur

• Auto-alimentée par l’USB

Points faibles

• Préamplis moins fournis en gain que la concurrence directe

L’Apollo Twin X ne se contente pas de convertir : elle embarque deux processeurs SHARC qui font tourner les plug-ins UAD en temps réel, avec une latence négligeable. Concrètement, tu enregistres une voix déjà passée par une émulation de préampli Neve ou de compresseur 1176, sans solliciter le processeur de l’ordinateur. Le boîtier carré en aluminium, dominé par un gros dial multifonction entouré de LED, propose deux entrées combo symétriques, deux groupes de sorties stéréo, une E/S numérique S-PDIF ou ADAT et une résolution de 24 bits / 192 kHz. Liaison Thunderbolt, fonctionnement possible en standalone, suite Realtime Analog Classics incluse.

Points forts

• Traitement UAD en temps réel pendant la prise

• Convertisseurs et préamplis de niveau studio pro

• Fabrication aluminium irréprochable

• Fonctionne en standalone, hors ordinateur

Points faibles

• Investissement élevé, et Thunderbolt requis côté ordinateur

Les logiciels d’enregistrement audio (DAW)

Les premiers séquenceurs sur disquette sont progressivement devenus les DAW actuelles (Digital Audio Workstation), ou en bon français les STAN (Station de Travail Audio Numérique). Trouver son logiciel, c’est le vrai départ de la création — et la liste est longue : Cubase, Logic, FL Studio, Ableton Live, Reason, Studio One, Pro Tools, Bitwig. Chacune avec ses caractéristiques, son interface et une histoire qui la personnalise.

Toutes permettent de composer dans n’importe quel style, mais chacune a développé un point fort. L’éditeur de partition est plus abouti dans Cubase. Le système d’automation de Logic est particulièrement précis pour paramétrer les effets. Le déclenchement de boucles est d’une simplicité redoutable dans Live, qui reste l’outil de référence pour la scène électronique. Le piano roll de FL Studio a bâti des générations de beatmakers. Et Studio One a la réputation d’être le plus fluide pour enregistrer des guitares. Question de goûts, et surtout d’habitude : on progresse plus vite en maîtrisant une DAW qu’en en essayant cinq.

Le bon réflexe

Presque toutes les interfaces audio sont livrées avec une version « Lite » d’une DAW réputée — Ableton Live Lite le plus souvent. Commence par celle-là pendant six mois : elle est bridée en nombre de pistes, jamais en qualité sonore, et la licence complète s’achète ensuite à tarif préférentiel.

Les enceintes de monitoring

Passif ou actif ?

Il existe deux grandes familles d’enceintes de monitoring : les systèmes passifs, qui réclament un amplificateur externe, et les systèmes actifs, qui embarquent leur propre amplification. Le marché a commencé par des modèles passifs — les mythiques Yamaha NS-10M — avant de basculer massivement vers l’actif, qui représente aujourd’hui l’écrasante majorité des systèmes proposés.

L’avantage de l’actif est double. D’abord, plus besoin de se soucier de la puissance ni de la place d’un ampli dans la pièce : on branche le câble d’alimentation, on relie l’entrée à la sortie de l’interface audio, et le volume se gère depuis l’enceinte. Ensuite et surtout, l’amplificateur intégré est conçu spécifiquement pour les transducteurs du baffle, ce qui optimise le rendement de l’ensemble. Un ampli hi-fi générique branché sur des enceintes passives ne fera jamais aussi bien.

Les différentes tailles de boomers

La plupart des enceintes actives sont bi-amplifiées (deux voies) : chaque haut-parleur possède son propre amplificateur, conçu pour sa gamme de fréquences. Le tweeter restitue les aigus et les hauts médiums, le boomer s’occupe des graves et des bas médiums. Le signal passe d’abord par un filtre crossover qui répartit chaque bande vers le haut-parleur concerné. Les amplis sont généralement en classe D pour le rendement, parfois en classe A/B pour un rendu plus doux.

Plus le boomer a un diamètre important, plus la réponse descend dans le grave. Le choix se fait donc d’abord en fonction de la taille de la pièce, pas du budget :

  • 5 pouces — adapté à une petite pièce, un bureau, une chambre. Voir les enceintes 5 pouces.
  • 6,5 à 7 pouces — la surface classique d’un home-studio. Le meilleur compromis dans la majorité des cas. Voir les enceintes 7 pouces.
  • 8 pouces et plus — une réponse détaillée dans le grave, mais qui réclame du volume et une pièce traitée pour ne pas devenir contre-productive. Voir les enceintes 8 pouces.
L’erreur classique

Mettre des 8 pouces dans une chambre de 12 m². Le grave n’a pas la place de se développer, il se réfléchit sur les murs et crée des zones où les basses disparaissent et d’autres où elles explosent. Résultat : un mix impossible à juger. Dans une petite pièce, des 5 pouces bien placés battent des 8 pouces mal placés à tous les coups.

Un son différent de la hi-fi

C’est le point le plus mal compris du home-studio. À la différence d’une enceinte hi-fi ou multimédia, une enceinte de monitoring n’est pas là pour flatter l’écoute. Elle sert à analyser le signal en vue d’un mixage, avec la représentation la plus précise possible de l’image stéréo. Les moniteurs de studio sont donc conçus pour reproduire un signal plat sur tout le spectre audible.

Utiliser des enceintes colorées pour mixer entraîne des erreurs non rattrapables sur le master. Le mécanisme est simple : si les moniteurs accentuent les graves, tu auras naturellement tendance à baisser les basses dans ton mix pour rétablir l’équilibre. Mais lorsque le morceau sera écouté sur un système standard, ces basses auront tout bonnement disparu. Une bonne enceinte de monitoring ne met donc l’accent sur aucune fréquence particulière, et conserve la réponse la plus neutre possible quel que soit le volume.

Cette neutralité permet aussi d’apprécier la réponse aux transitoires — l’attaque d’une baguette sur le rebord d’un fût, le claquement d’une caisse claire. C’est souvent là que se voit l’écart entre une enceinte d’entrée de gamme et un modèle sérieux : pas dans le grave, mais dans la vitesse de l’attaque.

Cinq moniteurs parmi les plus efficaces

Descendantes directes des légendaires NS-10M, les HS7 sont devenues une référence de studio depuis 2013. Bi-amplification de 95 W répartie entre 60 W pour le grave et 35 W pour l’aigu, crossover à 2 kHz, tweeter à dôme d’un pouce et boomer blanc de 6,5 pouces reconnaissable entre tous. L’ébénisterie en MDF utilise une technique de joints ancrés empruntée à la facture des pianos acoustiques, qui arrondit les angles et limite la diffraction. L’évent bass-reflex arrière réduit de 6 dB le bruit de circulation d’air. Bande passante de 43 Hz à 30 kHz, et deux réglages arrière Room Control et High Trim pour adapter le rendu à la pièce.

Points forts

• Rendu neutre, presque clinique : les défauts s’entendent

• Réglages Room Control et High Trim très utiles en petite pièce

• Fabrication soignée, fiabilité éprouvée

• Positionnable debout ou couchée

Points faibles

• Sans indulgence : un mix moyen sonnera moyen

La série T des Allemands d’Adam Audio démocratise le tweeter à ruban maison : le U-ART de 1,9 pouce, taillé dans un film polyamide de 0,17 g seulement, se contracte quatre fois plus vite qu’un dôme classique et monte jusqu’à 25 kHz. Le résultat est une définition dans l’aigu qu’on n’attend pas à ce tarif. Ampli classe D de 20 W pour l’aigu, 50 W pour le boomer de 7 pouces, crossover à 2,6 kHz, guide d’onde qui resserre la directivité verticale pour limiter les réflexions du bureau. À l’arrière, deux filtres shelving à trois positions (−2 / 0 / +2 dB) et un sélecteur de sensibilité d’entrée.

Points forts

• Tweeter à ruban U-ART : aigu détaillé et non fatigant

• Guide d’onde efficace contre les réflexions du plan de travail

• Réglages de correction simples et lisibles

• Rapport qualité-prix redoutable

Points faibles

• Le grave demande un placement soigné pour rester tenu

Fabriquée à Saint-Étienne, l’Alpha Evo 50 reprend la membrane SlateFiber de Focal, composée de fibres de carbone recyclées, associée à un tweeter d’un pouce à dôme inversé en aluminium — la signature acoustique de la marque. Le coffret MDF de 15 mm reste profond mais compact, avec un évent laminaire à large section et deux grilles de protection fournies. Bi-amplification classe D de 30 W + 20 W, SPL max de 101 dB à un mètre, bande passante de 45 Hz à 22 kHz. Trois entrées séparées en XLR, jack TRS et RCA, réglages graves ±6 dB et aigus ±3 dB, veille automatique désactivable et inserts de fixation murale.

Points forts

• Membrane SlateFiber et dôme inversé : médium très lisible

• Trois formats d’entrée, dont RCA

• Veille automatique désactivable

• Fabrication française

Points faibles

• Profondeur importante : à anticiper sur un bureau étroit

Le KH 120 II succède au KH 120 A avec une refonte complète de l’électronique, de l’acoustique et de la mécanique. Le traitement DSP apporte des crossovers à phase linéaire et une cohérence temporelle exemplaire, tandis que le nouveau woofer et le guide d’ondes MMD assurent une dispersion contrôlée et une image stéréo qui ne bouge pas quand on se déplace. Distorsion en baisse, grave plus profond, SPL max en hausse. Surtout, l’enceinte se couple au système de calibration MA 1 : un micro de mesure, un logiciel, et la réponse de la pièce est corrigée automatiquement — la fonction qui change réellement la vie en home-studio. Amplification classe D et intégration réseau AES67.

Points forts

• Calibration automatique MA 1 : la pièce cesse d’être un handicap

• Crossovers à phase linéaire, image stéréo très stable

• Le niveau de précision Neumann en format 5 pouces

• Finitions anthracite ou blanche

Points faibles

• Le micro de calibration MA 1 est vendu séparément

La plus petite de la série 8000 des Finlandais de Genelec conserve intégralement la signature de la marque. Conception active bidirectionnelle, 3,2 kg, chaque haut-parleur disposant de son propre amplificateur alimenté par un filtre crossover. Le coffret MDE en aluminium moulé à coins arrondis minimise la diffraction, et le guide d’ondes DCW élargit nettement le sweet spot — un atout réel quand on ne peut pas s’asseoir exactement au point idéal. Le pied Iso-Pod en caoutchouc découple l’enceinte du support et permet de l’incliner au degré près. La finition RAW laisse l’aluminium recyclé brut, sans peinture. Réponse de 62 Hz à 20 kHz, mise en veille intelligente ISS.

Points forts

• Sweet spot large grâce au guide d’ondes DCW

• Coffret aluminium recyclé, finition brute unique

• Pied Iso-Pod pour un placement précis

• Encombrement minimal pour une écoute de référence

Points faibles

• Le format 4 pouces impose un caisson pour juger le bas du spectre

L’utilité du caisson de basses

Le caisson de basses, ou sub, renforce les extrêmes graves que les moniteurs de proximité ne produisent pas — la plupart ne descendent pas sous les 45 Hz. Deux enceintes de proximité combinées à un caisson forment un système 2.1. Le sub embarque sa propre amplification et son filtre crossover, pour une bande généralement comprise entre 20 et 80 Hz.

Son utilité est directement liée à l’acoustique et à la taille de la pièce. Dans une petite pièce non traitée, ajouter un sub aggrave souvent le problème plus qu’il ne le résout. En revanche, dès qu’on travaille des musiques où le bas du spectre porte l’essentiel de l’information — électronique, hip-hop, dub —, il devient difficile de s’en passer. Comme la réponse du caisson doit se raccorder à celle des enceintes, privilégie un modèle de la même marque et de la même gamme.

Le placement des enceintes, les stands, l’isolation

C’est l’étape gratuite qui apporte le plus. Les enceintes doivent être placées à hauteur d’oreille, le tweeter aligné sur les tympans en position de mixage. La plupart des supports d’enceinte sont réglables en hauteur pour permettre cet ajustement. Si tu tiens à les poser sur le bureau, il faut impérativement les découpler du plan de travail avec des mousses acoustiques isolantes, faute de quoi le meuble entre en résonance et le grave devient illisible.

Les deux moniteurs doivent être éloignés l’un de l’autre, alignés avec le mur situé derrière la station de travail — jamais dans les coins de la pièce, où le grave s’accumule. Dans l’idéal, ils forment avec l’auditeur un triangle équilatéral, à un angle de 60°. Cette configuration produit la réponse en fréquence et l’image stéréo les plus fidèles. En position horizontale, place les tweeters vers l’extérieur pour une meilleure image stéréo.

Dernier point : les enceintes sonnent différemment selon la distance d’écoute. Une enceinte de proximité (nearfield) est optimisée pour un ou deux mètres ; une écoute principale (midfield) transmet le son avec précision entre deux et quatre mètres. Se placer trop loin d’une nearfield revient à écouter la pièce plutôt que l’enceinte. Pour aller plus loin, les matériaux de traitement acoustique — panneaux absorbants aux points de première réflexion, pièges à basses dans les angles — apportent un gain supérieur à celui de n’importe quel changement d’enceintes.

Les casques de monitoring

Les casques de monitoring sont des outils de contrôle d’écoute analytique. Ils servent aussi de retour aux musiciens pendant les sessions d’enregistrement. Comme pour les enceintes, l’usage d’un modèle coloré — casque de gaming, casque hi-fi grand public, casque à réduction de bruit — n’est pas adapté au studio : ces produits sont conçus pour rendre la musique agréable, pas pour en révéler les défauts.

Casque fermé ou casque ouvert, pour quelle utilisation ?

Dans l’univers du home-studio, de la scène et du DJing, on distingue deux grandes familles. Les casques fermés sont destinés à la prise de son, les casques ouverts au mixage et au mastering.

Les casques fermés isolent du bruit extérieur et permettent de s’affranchir d’une acoustique médiocre. Leur coque épaisse empêche surtout la repisse — le son du casque qui fuit et se retrouve capté par le micro pendant la prise, défaut impossible à corriger au mixage. C’est la raison technique pour laquelle on enregistre systématiquement au casque fermé.

Les casques ouverts ajoutent une grille d’aération sur leur face externe. L’air circule librement, le son est moins comprimé, la scène sonore s’élargit et l’écoute fatigue nettement moins sur la durée. En contrepartie, l’isolation est quasi nulle dans les deux sens et les basses fréquences peuvent être affaiblies. Il existe enfin des modèles semi-ouverts, dont la coque est légèrement ajourée : un compromis pour l’ingénieur du son fatigué par l’isolement strict d’un modèle fermé.

Comprendre la notion d’impédance

L’impédance, mesurée en ohms, exprime la résistance du casque au courant électrique alternatif qui le traverse. Plus sa valeur est élevée, plus le casque réclame de puissance pour restituer un volume équivalent. Un casque dont l’impédance dépasse 50 à 60 ohms est normalement destiné à être branché sur un préampli, une interface audio ou tout équipement dont la sortie casque fournit une tension suffisante.

À l’inverse, les casques de 16 ou 32 ohms conviennent mieux aux smartphones et aux ordinateurs portables, dont la puissance de sortie ne dépasse généralement pas quelques dizaines de milliwatts. Brancher un casque de forte impédance sur un téléphone donne un son faible même à volume maximum, et réduit nettement l’autonomie de la batterie. C’est le piège classique du DT-770 en version 250 ohms acheté sans interface audio.

Cinq casques indispensables en home-studio

Le HP1000 est le casque fermé circum-aural que l’on conseille pour démarrer sans se tromper. Sa restitution reste volontairement neutre : pas de basses gonflées ni d’aigu flatteur, ce qui en fait un outil de contrôle fiable pour l’enregistrement, le montage et la vérification d’un mix. L’architecture fermée limite les fuites vers le micro pendant une prise de voix — le fameux problème de repisse — et isole correctement des bruits ambiants. Arceau rembourré et coussinets enveloppants pour tenir plusieurs heures, câble de 2,80 m en jack 3,5 mm avec adaptateur 6,35 mm fourni.

Points forts

• Écoute neutre, sans coloration marketing

• Isolation efficace pour la prise de voix

• Confort réel sur les longues sessions

• Le meilleur ticket d’entrée en monitoring

Points faibles

• Câble non détachable

Quatre-vingt-dix ans d’audio professionnel allemand, et un casque qu’on retrouve dans à peu près toutes les cabines de prise du monde. Le DT-770 Pro existe en trois impédances : 32 ohms pour le mobile, 80 ohms pour un usage général et 250 ohms pour le studio — cette dernière version réclame une vraie sortie casque, mais délivre en échange le meilleur contrôle. Poids de 380 g, coques métal, arceau très rembourré, serrage ferme et larges oreillettes en velours : l’isolation est maximale. Le rendu accentue le grave (+7,5 dB à 30 Hz) tout en restant remarquablement propre sur le reste du spectre, avec une spatialisation précise pour un casque fermé.

Points forts

• Isolation parmi les meilleures de la catégorie

• Grave généreux mais jamais brouillon

• Toutes les pièces d’usure sont remplaçables

• Un standard de studio depuis des décennies

Points faibles

• 250 ohms : nécessite un ampli casque correct

Focal applique à l’Azurys le savoir-faire qui a fait sa réputation en haut de gamme : des transducteurs de 40 mm à dôme profilé en M, en aluminium et magnésium, dessinés par les acousticiens de la marque et fabriqués en France. Le résultat est un casque fermé passif à la clarté immédiate, avec un médium précis et un grave tenu. Le confort suit : arceau en cuir véritable, textile tressé respirant et coussinets à mémoire de forme qui autorisent les longues sessions. Livré avec un câble d’1,2 m à télécommande et micro, plus une housse de transport — il assume donc aussi un usage nomade entre deux séances.

Points forts

• Transducteurs aluminium-magnésium fabriqués en France

• Clarté et précision du médium

• Finition et confort haut de gamme

• Passif : se pilote sans ampli dédié

Points faibles

• Signature un peu plus musicale que strictement analytique

La marque slovène Ollo Audio fabrique ses casques à la main, et le X1 inaugure la nouvelle gamme X en succédant à la très appréciée série S. Architecture ouverte circum-aurale avec des transducteurs dynamiques de 50 mm inclinés, ce qui recrée un angle d’écoute proche de celui de deux enceintes : l’image stéréo gagne en naturel et la fatigue auditive recule nettement sur une longue session de mixage. Chaque exemplaire est livré avec son étalonnage individuel via le logiciel USC II. Le casque est entièrement réparable — haut-parleur, coussinets, arceau, câble et plaques arrière se remplacent avec des outils domestiques.

Points forts

• Écoute ouverte, très peu fatigante pour mixer

• Étalonnage individuel fourni : rendu constant d’un studio à l’autre

• Entièrement réparable et modulaire

• Fabrication artisanale, packaging zéro plastique

Points faibles

• Conception ouverte : inutilisable pour une prise de son au micro

Premier casque de l’histoire de Neumann, lancé en 2019, le NDH 20 vise le mixage sans renoncer à l’isolation. Les coques épaisses en aluminium enferment les transducteurs, l’arceau cranté est revêtu de caoutchouc, et les oreillettes rondes à mémoire de forme recouvertes de velours se replient, pivotent sur deux axes et se remplacent. Deux câbles détachables de trois mètres sont fournis, l’un droit et l’autre torsadé, avec un adaptateur 6,35 mm à ressort qui ne se dévisse pas sous les vibrations. La réponse s’étend de 5 Hz à 30 kHz avec une distorsion très faible et une image stéréo remarquable pour un casque fermé.

Points forts

• Image stéréo exceptionnelle pour un modèle fermé

• Isolation qui autorise aussi la prise de son

• Fabrication métal, pièces remplaçables

• Deux câbles détachables fournis

Points faibles

• Poids et serrage conséquents sur les très longues sessions

Le clavier maître USB

À quoi sert un clavier maître ?

Un clavier maître — appelé aussi clavier MIDI ou clavier de commande — ne produit aucun son par lui-même. Il envoie des messages MIDI à l’ordinateur, qui déclenche les instruments virtuels. C’est ce qui explique qu’un modèle à 89 € puisse sonner comme un piano de concert : la qualité sonore ne vient pas de lui.

Un clavier MIDI actuel sert autant à saisir des notes ou des percussions qu’à piloter son environnement de production. Il doit donc être le plus intuitif possible et s’adapter au contrôle d’une DAW, d’un plug-in, d’un mixage, voire d’un ancien synthé MIDI. Selon les besoins, on s’orientera vers un simple clavier de jeu ou vers des versions plus sophistiquées intégrant pads, encodeurs, faders, écran OLED et section de transport.

Une suite logicielle intégrée

En partant de zéro, il est souvent judicieux de démarrer la MAO par un ensemble complet : un contrôleur associé à un logiciel d’enregistrement MIDI/audio et à un générateur de sons. Cette formule, appelée suite logicielle ou « bundle », est systématiquement proposée par les marques sous forme de codes de téléchargement.

On y trouve des versions allégées de DAW réputées — Ableton Live Lite, Studio One Artist, Reason —, des banques d’instruments virtuels, des packs de samples ou des accès temporaires à des plateformes d’échantillons. La valeur cumulée de ces bundles dépasse souvent le prix du contrôleur lui-même. C’est un critère de choix à part entière quand on démarre : entre deux claviers équivalents, celui qui apporte Analog Lab ou MPC Beats fait gagner plusieurs centaines d’euros de logiciels.

Cinq claviers maîtres au cœur du studio

Le MiniLab 3 est probablement le meilleur point d’entrée dans la MAO. Deux octaves de touches au format Slim — intermédiaire entre la mini-touche et la touche standard, ce qui change tout pour la jouabilité —, huit pads RGB avec aftertouch, huit encodeurs rotatifs, quatre faders, deux rubans tactiles pour le pitch et la modulation, et une entrée pour pédale footswitch. Le tout dans un format qui tient devant un ordinateur portable. Il est livré avec Analog Lab, qui donne accès à des centaines de presets issus de la V-Collection, Ableton Live Lite et le Grand Piano Model D d’UVI.

Points forts

• Touches Slim bien plus jouables que des mini-touches

• Analog Lab inclus : une banque de sons immédiatement exploitable

• Faders et encodeurs pré-mappés sur les DAW principales

• Format nomade, alimenté par l’USB

Points faibles

• Deux octaves : il faudra transposer souvent

Le clavier maître compact le plus vendu au monde en est à sa quatrième génération, et celle-ci corrige enfin ses deux reproches historiques : les touches sont plus larges et plus expressives, et le joystick cède la place à de vraies molettes de pitch et de modulation. Le reste, c’est l’ADN Akai : huit pads MPC RVB sensibles à la vélocité et à la pression, hérités des machines qui ont façonné le hip-hop, huit encodeurs assignables, une section transport et un écran couleur. Connexion USB-C et sortie MIDI DIN pour piloter un synthé hardware. Livré avec la Studio Instrument Collection et Ableton Live Lite 12.

Points forts

• Les pads MPC restent la référence pour le finger-drumming

• Molettes dédiées enfin présentes

• Écran couleur et section transport

• Sortie MIDI DIN pour le hardware

Points faibles

• Pas de faders : le mixage se fait à la souris

Novation a construit le Launchkey Mini MK4 autour d’une idée précise : composer sans regarder l’écran. Ses seize pads à aftertouch polyphonique lancent clips et scènes, jouent les batteries et pilotent le mixeur de la DAW directement. Surtout, il embarque une boîte à outils musicale rare à ce format : un arpégiateur très complet, trois modes Chord pour bâtir des progressions d’accords d’un doigt, un mode Scale qui interdit les fausses notes en verrouillant la tonalité, et un Chord Detector qui affiche l’accord joué sur l’écran OLED. L’intégration avec Ableton Live est la plus poussée du marché.

Points forts

• Modes Chord et Scale : débloquent l’écriture harmonique

• Aftertouch polyphonique sur les pads

• Intégration Ableton Live inégalée

• Arpégiateur profond et musical

Points faibles

• Mini-touches : le jeu pianistique reste limité

La gamme Keystation est l’une des pionnières du clavier MIDI, et cette troisième génération assume un parti pris clair : pas de pads, pas d’encodeurs, juste quatre octaves de touches sensibles à la vélocité au format standard. C’est exactement ce qu’il faut à qui vient du piano et veut jouer à deux mains devant sa DAW. On trouve les molettes de pitch-bend et de modulation, les boutons d’octave, trois touches de transport, un curseur de volume assignable à n’importe quelle valeur MIDI et une entrée pour pédale de sustain. Auto-alimenté en USB, Plug & Play sur Mac et PC, compatible iPad et iPhone.

Points forts

• Touches au format standard sur quatre octaves

• Entrée pédale de sustain

• Rien à configurer : Plug and Play intégral

• Excellent rapport touches / prix

Points faibles

• Aucun pad ni encodeur : purement un clavier de jeu

Quand le clavier maître devient l’instrument principal du studio. Le KeyLab 88 MK3 propose 88 touches à toucher lourd avec aftertouch, c’est-à-dire une mécanique à marteaux qui autorise un vrai jeu pianistique, doublée d’une expressivité que peu de contrôleurs offrent à cette taille. Le centre de commande s’articule autour d’un écran couleur de 3,5 pouces et de huit commandes contextuelles, avec une intégration DAW avancée via MCU/HUI et des mappings dédiés. La fabrication est à l’avenant : châssis en aluminium, flancs en bois massif, faders tactiles et pads sensibles. Un contrôleur pensé autant pour la scène que pour le studio.

Points forts

• 88 touches lestées avec aftertouch

• Écran couleur et commandes contextuelles très lisibles

• Châssis aluminium et bois massif, qualité de tournée

• Intégration DAW avancée, mappings prêts à l’emploi

Points faibles

• Encombrement et poids d’un vrai piano de scène

Les micros

Micro à condensateur ou micro dynamique ?

Il existe deux grandes catégories de microphones, distinguées par leur construction et leur classification électrique. D’un côté, les micros électrodynamiques, qui regroupent les micros à bobine mobile — omniprésents sur scène — et les micros à ruban, utilisés en studio mais bien plus rares car fragiles et moins tolérants à la pression acoustique.

De l’autre, les micros électrostatiques à condensateur, auxquels appartient la majorité des micros de studio. Leur capsule est formée d’une membrane conductrice mobile et d’une électrode fixe séparées par de l’air. Les modèles à transistors (FET) nécessitent une polarisation extérieure, généralement de 48 volts : c’est l’alimentation fantôme, délivrée par un préampli, une interface audio ou une console de mixage.

En pratique, la règle est simple. Le micro dynamique est plus robuste, moins cher, moins sensible : il capte moins la pièce, ce qui en fait un allié précieux dans un salon non traité, et il encaisse des niveaux très élevés. Le micro statique est plus sensible et plus détaillé : il restitue les nuances d’une voix ou d’une guitare acoustique avec une finesse qu’un dynamique n’atteint pas — mais il capte aussi le frigo, la rue et la réverbération de la pièce.

Le bon réflexe

Si ta pièce n’est pas traitée acoustiquement, un bon micro dynamique donnera souvent un meilleur résultat qu’un statique deux fois plus cher. Le statique révèle tout, y compris ce que tu ne veux pas entendre.

Six micros idéaux en home-studio

Le NT1 est déjà l’un des micros de studio les plus vendus de tous les temps ; cette cinquième génération y ajoute une idée que personne n’avait eue. Sa sortie Dual Connect propose à la fois du XLR analogique et de l’USB — et en USB, il enregistre en 32 bits float, un format dans lequel il est littéralement impossible de saturer : quel que soit le niveau d’entrée, la prise est récupérable. Pour un débutant qui n’a pas encore le réflexe du réglage de gain, c’est un filet de sécurité considérable. Le caractère sonore reste celui du NT1 : chaud, soyeux, très faible bruit de fond, forte tolérance au SPL.

Points forts

• Enregistrement 32 bits float : plus aucun risque de saturation

• XLR et USB dans le même micro

• Bruit de fond parmi les plus bas du marché

• Suspension et filtre anti-pop fournis

Points faibles

• Sa neutralité pardonne peu les défauts d’une pièce non traitée

Sorti en 1998, le TLM 103 reste la porte d’entrée vers le son Neumann. Sa capsule large diaphragme K103 montée sur caoutchouc dérive directement de la K87 des U 87 et U 67, avec pour seule différence une directivité cardioïde unique. Le bruit résiduel de 7 dB-A est plus faible que celui d’un U 87 Ai, pour un SPL max de 131 dB. Son étage de sortie sans transformateur assure un rendu transparent tout en conservant une sonorité chaleureuse, un grave puissant et une présence renforcée dans l’aigu. Livré dans une boîte en bois avec sa bague de fixation. Alimentation fantôme 48 V requise.

Points forts

• La signature Neumann à un tarif accessible pour la marque

• Capsule dérivée de celle du U 87

• Bruit résiduel extrêmement bas

• Présence dans l’aigu très flatteuse sur la voix

Points faibles

• Ni câble ni suspension inclus

La série Black de l’américain Lauten Audio vise un rendu vintage sans lampe. Le LA-220 V2 associe une capsule d’un pouce amplifiée par un JFET à un transformateur symétrique en sortie, qui apporte le caractère et la coloration douce qu’on cherchait autrefois dans les circuits à tube. Sa vraie particularité tient à ses deux filtres indépendants et cumulables : un passe-haut à 120 Hz pour dégager les bruits de pièce et l’effet de proximité, et un passe-bas à 12 kHz pour dompter les sifflantes — une commande rare, précieuse sur une voix agressive. Plage de 20 Hz à 20 kHz, SPL max de 130 dB, suspension fournie.

Points forts

• Coloration vintage grâce au transformateur de sortie

• Passe-bas à 12 kHz : arme redoutable contre les sifflantes

• Équilibre naturel dans les médiums

• Suspension incluse

Points faibles

• Directivité cardioïde uniquement

S’il fallait ne retenir qu’un seul micro statique pour démarrer, ce serait celui-là. L’AT2020 affiche une finition étonnamment soignée pour son prix : grille de protection enchâssée dans un corps entièrement métallique, capsule polarisée de taille moyenne, directivité cardioïde et réponse de 20 Hz à 20 kHz. Il restitue avec fidélité les nuances d’une voix comme d’un instrument acoustique, sans coloration marquée. Livré avec une bague de fixation pivotante à vis sans fin qui permet de positionner précisément la face avant de la capsule, un trépied stable et une housse de protection. Alimentation fantôme 48 V nécessaire.

Points forts

• Le meilleur rapport qualité-prix du micro statique

• Fabrication métal soignée

• Polyvalent : voix, guitare acoustique, podcast

• Trépied et housse fournis

Points faibles

• Pas de filtre passe-haut ni de pad intégrés

Le micro de chant le plus vendu au monde depuis 1966, et pour de bonnes raisons. Le SM58 est un dynamique à directivité cardioïde unidirectionnelle, doté de la suspension pneumatique Shure et d’un filtre anti-pop intégré sous sa grille en treillis métallique, qui éloigne la source de la capsule et atténue les plosives. Le châssis en métal moulé sous pression recouvert d’émail est à peu près indestructible. Sa réponse de 50 Hz à 15 kHz avec un amortissement sous 100 Hz est taillée pour la voix : clarté, chaleur dans le médium, et surtout aucune alimentation fantôme requise. Le micro à avoir en réserve dans tout studio.

Points forts

• Indestructible, littéralement

• Aucune alimentation fantôme nécessaire

• Filtre anti-pop et suspension intégrés

• Fonctionne dans une pièce non traitée acoustiquement

Points faibles

• Moins adapté aux prises d’instruments que le SM57

Le e906 est le micro qu’on pose devant un ampli guitare. Sa forme « flat profile » a été dessinée exactement pour ça : il se suspend au câble devant le baffle, sans pied ni encombrement. Dynamique supercardioïde de 140 g, sa directivité étroite rejette efficacement les autres sources — précieux quand on repique un ampli au milieu d’une pièce. Il embarque un filtre de présence commutable à trois positions, qui fait passer le rendu de clair à modéré puis à dark sans toucher à l’EQ de la DAW. Réponse de 40 Hz à 18 kHz, impédance de 350 ohms autorisant de grandes longueurs de câble. Excellent aussi sur les fûts de batterie.

Points forts

• Se suspend devant l’ampli, sans pied de micro

• Filtre de présence trois positions

• Directivité serrée : très peu de repisse

• Redoutable sur toms et caisse claire

Points faibles

• Sa directivité étroite le destine mal au chant

Les accessoires indispensables

Ce sont les achats qu’on repousse et qu’on regrette. Un filtre anti-pop à 15 € sauve une prise de voix qu’un micro à 1 000 € ne rattrapera pas. Un pied d’enceinte supprime une résonance de bureau qu’aucun égaliseur ne corrigera proprement. Compte environ 10 % du budget total pour cette catégorie, et considère-la comme structurante, pas comme un supplément.

  • Le filtre anti-pop — obligatoire dès qu’on enregistre une voix devant un statique. Voir les filtres anti-pop.
  • Le pied de micro — un modèle perche pour la polyvalence, un modèle court pour les amplis et la grosse caisse. Voir les pieds de microphone.
  • Le bras articulé de bureau — indispensable en podcast et en streaming, il libère le plan de travail.
  • Les pieds d’enceinte — pour aligner les tweeters à hauteur d’oreille et découpler les enceintes du bureau. Voir les stands d’enceintes de monitoring.
  • Les câbles — toujours en avoir un de rechange. Voir les câbles symétriques.

L’accessoire à 15 € qui sauve une prise de voix. Le PF01 interpose une double maille en nylon lavable entre la bouche et la capsule, ce qui casse les plosives — les « P » et les « B » qui font saturer le grave — sans toucher au reste du spectre. Son bras flexible en métal se règle instantanément et sa pince universelle s’adapte à la quasi-totalité des pieds de micro. Bénéfice secondaire souvent sous-estimé : il maintient une distance constante entre le chanteur et le micro, ce qui stabilise le niveau et protège la capsule de l’humidité de la voix.

Points forts

• Élimine les plosives sans altérer le timbre

• Maille lavable, col de cygne métal

• Fixation universelle sur pied de micro

• Maintient une distance de chant régulière

Points faibles

• Encombre légèrement le champ de vision de la partition

Le bras articulé de type broadcast, celui qu’on voit dans toutes les radios. Le MS01 se fixe au bureau par une pince à patin antidérapant, libère intégralement le plan de travail et permet d’amener le micro à la bouche d’un geste, puis de le repousser aussitôt. Construction tout métal, finition noir satiné, articulations serrées par vis et écrous en acier — la différence entre un bras qui tient sa position pendant deux ans et un bras qui s’affaisse au bout d’un mois. La gestion de câble intégrée évite les accrochages et les bruits de manipulation.

Points forts

• Libère complètement le bureau

• Construction tout métal, articulations vissées

• Gestion de câble intégrée

• Placement du micro instantané

Points faibles

• Nécessite un plan de travail avec un bord accessible

Quand la pince du bras articulé ne trouve pas sa place, le DS04 prend le relais. Son embase lourde en fonte moulée de 13 cm de diamètre, posée sur trois tampons en mousse antidérapante, offre une stabilité qu’aucun trépied léger n’égale — et découple le micro des vibrations du bureau. Le flexible orientable de 22,5 cm permet de placer la capsule au plus près de la voix. Plié, il n’occupe que 18 × 15 × 5 cm. Livré avec une pince nylon 25-28 mm et un adaptateur de filetage 3/8 vers 5/8 pouce, donc utilisable immédiatement.

Points forts

• Embase fonte : stabilité et découplage des vibrations

• Encombrement minimal une fois replié

• Pince et adaptateur de filetage fournis

• Finition entièrement noire, discrète en vidéo

Points faibles

• Hauteur limitée : conçu pour un usage assis au bureau

Poser ses enceintes sur le bureau est la première erreur du home-studio : le plan de travail entre en résonance et le grave devient illisible. Le SS100 règle le problème pour le prix d’un câble. Structure acier, base triangulaire de 45 cm, charge admissible jusqu’à 50 kg, et surtout une hauteur ajustable en six positions de 81 à 130 cm — assez pour aligner le tweeter sur les oreilles, assis comme debout. Le plateau de 23 × 23 cm est antidérapant et les tampons caoutchouc limitent la transmission des vibrations. Livré avec clé Allen et crampons acier interchangeables pour moquette ou parquet.

Points forts

• Aligne le tweeter à hauteur d’oreille, six positions

• Base triangulaire acier, jusqu’à 50 kg

• Découple l’enceinte du sol et du bureau

• Crampons interchangeables selon le revêtement

Points faibles

• Occupe de la place au sol dans une petite pièce

Le pied « court » qu’on place devant un ampli guitare ou une grosse caisse. Son large empattement de 700 mm lui donne une stabilité inhabituelle pour un modèle bas, et sa perche télescopique réglable de 570 à 885 mm permet d’atteindre précisément le point de reprise sans encombrer l’espace de jeu. Selon l’angle donné à la perche, la hauteur utile s’étend de 96,5 cm à 217 cm — il couvre donc aussi les prises hautes. Filetage 5/8 avec adaptateur 3/8 vers 5/8 fourni. La pince micro n’est pas incluse.

Points forts

• Très stable malgré son format court

• Perche télescopique pour un placement précis

• Couvre de 96,5 cm à 217 cm selon l’angle

• Adaptateur de filetage fourni

Points faibles

• Pince micro à acheter séparément

La valeur sûre du pied de micro polyvalent. Tubes en métal, embase en alliage léger, construction métal et ABS haute résistance : le MIC50 est dimensionné pour les usages intensifs, en studio comme sur scène. Sa hauteur va de 89 cm à 214 cm en perche verticale, et jusqu’à 161,5 cm en configuration horizontale, ce qui couvre à peu près toutes les situations : chant debout, guitare acoustique assise, prise de batterie en hauteur. La perche de 71 cm et les poignées ergonomiques antidérapantes rendent les réglages rapides et sûrs. Adaptateur 3/8 vers 5/8 et gestion de câble intégrée.

Points forts

• Une seule référence pour presque toutes les prises

• Réglages rapides grâce aux poignées antidérapantes

• Construction métal robuste

• Gestion de câble intégrée

Points faibles

• Plus encombrant qu’un pied court en petite pièce

Le câble micro symétrique de base, celui dont il faut posséder deux ou trois exemplaires. La symétrie n’est pas un détail marketing : elle annule les parasites captés par le câble sur sa longueur, ce qui devient déterminant dès qu’on approche les six mètres ou qu’on passe près d’un bloc d’alimentation. Conducteurs en cuivre désoxygéné, gaine noire robuste, connecteurs XLR trois broches mâle et femelle avec verrouillage pour éviter la déconnexion accidentelle en pleine prise. Six mètres, la longueur qui laisse de la liberté de placement sans traîner au sol.

Points forts

• Liaison symétrique : immunité aux parasites

• Connecteurs à verrouillage

• Cuivre désoxygéné, gaine résistante

• Longueur polyvalente studio et scène

Points faibles

• Trop long pour une liaison courte de bureau

Le câble de raccordement dont on a toujours besoin un jour : il relie une source XLR femelle — un micro, une sortie de console — à une entrée jack mâle asymétrique, typiquement celle d’un ampli, d’une sonorisation compacte ou d’un enregistreur portable. Trois mètres, la longueur juste pour un home-studio ou une petite scène. Connecteurs métalliques taillés pour les branchements répétés, gaine noire de 6 mm et serre-câble velcro fourni pour un rangement propre.

Points forts

• Résout les cas de connectique XLR vers jack

• Connecteurs métalliques durables

• Serre-câble velcro fourni

• Longueur adaptée au bureau et à la petite scène

Points faibles

• Liaison asymétrique : à réserver aux longueurs courtes

Par quoi commencer ?

Si le budget est limité — et il l’est presque toujours au départ —, l’ordre des achats compte autant que les produits. Voici celui qu’on conseille en magasin.

  • 1. L’interface audio. Sans elle, rien ne rentre proprement dans l’ordinateur. C’est le maillon qui conditionne tous les autres.
  • 2. Le casque fermé. Moins cher qu’une paire d’enceintes, il fonctionne dans n’importe quelle pièce, à n’importe quelle heure, et permet d’enregistrer immédiatement.
  • 3. Le micro. Un dynamique polyvalent ou un statique d’entrée de gamme selon l’acoustique de la pièce — accompagné de son pied et de son filtre anti-pop.
  • 4. Le clavier maître. Même 25 touches : entrer les notes à la souris finit toujours par décourager.
  • 5. Les enceintes de monitoring. En dernier, parce qu’elles n’apportent leur valeur qu’une fois la pièce un minimum traitée et le placement soigné.

Une dernière chose, et c’est sans doute la plus importante : l’acoustique de la pièce pèse davantage que le prix du matériel. Quelques panneaux absorbants aux points de première réflexion, un tapis, une bibliothèque bien remplie sur le mur du fond, et des enceintes correctement placées transforment un home-studio plus sûrement que 500 € supplémentaires sur les moniteurs. Le meilleur investissement en MAO est souvent celui qu’on ne voit pas sur la facture.

Nos conseillers studio sont là pour t’aider à arbitrer selon ta pièce, ton style et ton budget — en magasin comme par téléphone.

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